Mode

Vous connaissiez le futur antérieur. Découvrez le passé Postérieur.

Durant l’épisode C19, Teresa a entrepris de devenir la reine de l’upcycling, lui dédiant un compte Instagram, un livre en vrai papier et pour finir sa propre marque de vêtements. Des caleçons confectionnés par ses soins en France, à partir de chemises trop abîmées pour être portées. Un label d’avenir où les pièces d’hier habillent vos fesses d’aujourd’hui et fort logiquement baptisé Postérieur.

C’est en 2020, en plein confinement, que Teresa de Marcillac a eu la révélation. Elle, si investie dans l’upcycling qu’elle lui a dédié un compte Instagram Les oubliés du placard et un livre éponyme pour enfoncer le clou, décide de passer à l’action en donnant vie à sa propre marque. L’idée, offrir une seconde chance aux pièces de son propre placard qu’elle ne portait plus, dont une chemise fatiguée, qu’elle métamorphose en un short élégant et léger. Armée de fil, d’aiguille et d’un sens du design (qui nous laisse sur le cul), elle revalorise le tissu et parvient à faire du neuf – de qualité – avec du vieux hors d’usage, preuve que l’oxford ou la popeline, quand on ne les a plus sur les bras, vont très bien aussi sur nos fesses. 

Le nom de son astucieux label ? Postérieur, référence explicite à la partie rebondie de notre anatomie qu’elle entend vêtir mais aussi définition de sa vision de la mode d’après la prise de conscience qu’il faut tout changer.  Son éthique privilégie ainsi la mode pleine de sens à l’abondance, en réutilisant des vêtements destinés à être jetés pour en faire des pièces chic et versatiles, qui peuvent être portées par tout le monde, inside out et sans distinction de genre, dans le respect de la décence et celui de la planète. Évitant que les fibres textiles ne soient broyées et recyclées pour recréer un nouveau tissu, Teresa a préféré sélectionner avec soin les pièces de vêtements intactes pour les transformer, en un geste créatif délicat et précis qui leur confère une seconde vie. Un postérieur émet ainsi 80% d’émission de CO2 en moins par rapport à un article similaire et son cycle est tellement vertueux que même les chutes des pièces confectionnées pour adultes sont conservées et servent à coudre des modèles destinés aux enfants et aux bébés. La boucle (blonde) est bouclée. 

La marque propose déjà trois collections non genrées correspondant à trois états d’esprit caractéristiques : classique, urbain et exclusif. Côté Postérieur classique, des caleçons à porter sous un pantalon ou en guise de pyjama léger. Paré de fines rayures, de carreaux, c’est le caleçon masculin par excellence que les femmes adorent piquer. Côté Postérieur urbain, une série pétillante, colorée, comme en témoignent le caleçon Lumière du jour jaune pastel ou le Zone Interdite rouge vif, qui accompagneront tous les mouvements de votre vie active en assurant vos arrières. Enfin, côté Postérieur exclusif, des créations plus déjantées qui réveilleront vos dressings comme un short fluide à motifs de fleurs bleues ou encore de style rétro. Toutes les collections ont en commun d’être d’un confort et d’une douceur inégalés et vous pourrez leur ajouter une broderie personnalisée pour soigner votre effet. Avec Postérieur, on peut carrément s’asseoir sur l’upcycling. N’hésitez pas, c’est pour la bonne cause.

À gauche : Photographe : Laurinda Hudgens. Modèle : Antonin Laurent. À droite : Photographe : Nicolas de la Sauzay. Modèle : Sarah Bevia.