Au printemps, la scène du Théâtre Princesse Grace offre un triptyque théâtral où se croisent intrigues humaines, duel intellectuel et comédie vénitienne. Trois spectacles très différents mais réunis par une même promesse : celle d’un théâtre vivant, incarné, où les passions humaines s’exposent sans détour.
La Tour de Constance — Mardi 31 mars, 20h
Écrite et mise en scène par Guillaume Vincent, cette pièce chorale suit six personnages travaillant dans un hôtel d’Aigues-Mortes, en Petite Camargue. Tous appartiennent au même monde — celui du service — mais chacun avance avec ses rêves, ses frustrations et ses illusions. Entre les saisons qui passent et les clients qui défilent, leurs trajectoires se croisent, se frôlent ou se heurtent. Interprété par de jeunes comédiens issus de l’École du Théâtre National de Bretagne, le spectacle compose une chronique sensible sur les désirs d’ailleurs, les attachements et les bifurcations possibles d’une vie. Sous le regard immobile de la tour de Constance, monument chargé d’histoire, ces existences ordinaires prennent une résonance plus vaste. Réservations ici.

Le Prix — Jeudi 23 avril, 20h
Une pièce comme un duel. D’un côté Otto Hahn, physicien sur le point de recevoir la plus haute distinction scientifique. De l’autre Lise Meitner, sa collaboratrice de longue date, brillante chercheuse restée dans l’ombre. Quelques heures avant la cérémonie, elle vient frapper à sa porte. Ce qui suit n’est ni une querelle ni un règlement de comptes, mais une conversation tendue où s’entremêlent mémoire, science, loyauté et responsabilité. Écrite par Cyril Gely et portée par Pierre Arditi et Ludmila Mikaël, la pièce explore la mécanique subtile de la reconnaissance et les zones grises de l’histoire. Réservations ici.

La Veuve rusée — Mercredi 29 avril, 20h
Avec La Veuve rusée, Carlo Goldoni nous entraîne dans une Venise pleine d’esprit et de malice. Rosaura, veuve jeune et fortunée, voit défiler autour d’elle une galerie de prétendants venus de toute l’Europe. Chacun se croit le mieux placé pour conquérir son cœur. Mais Rosaura observe, hésite, teste. Entre stratagèmes et jeux de théâtre, elle entend surtout conserver une chose : sa liberté. Mise en scène par Giancarlo Marinelli et portée par Caterina Murino, cette comédie vive rappelle que l’art de choisir — en amour comme ailleurs — reste l’une des plus belles libertés. Réservations ici.
