Longtemps reléguée au rang de résidu sans valeur, la laine de mouton s’impose aujourd’hui comme une ressource précieuse. À la croisée de l’agriculture, de l’écologie et du bon sens paysan, Fertilaine réinvente le destin d’une matière locale massivement délaissée.
Longtemps considérée comme un résidu encombrant, la laine de mouton connaît aujourd’hui un renouveau salutaire. D’abord, dans une production textile relocalisée qui valorise terroirs et savoir-faire. Ensuite, dans la création d’une filière originale qui transforme une fois encore le déchet potentiel en opportunité. Née en Aveyron au sein d’une famille d’éleveurs depuis six générations, Fertilaine s’appuie sur le fait que 95 % de la laine française est encore jetée ou détruite.
Cette laine brute, matière première abondante collectée auprès des éleveurs français, Fertilaine la transforme en granulés d’engrais 100 % naturels. Une fois incorporée au sol, la laine agit comme une éponge, capable de retenir jusqu’à 300 % de son poids en eau, limitant ainsi l’évaporation et permettant de réduire les arrosages d’environ 30 %. Riche en nutriments, contenant environ 10 % d’azote, 8 % de potassium et 4 % de soufre, dénué du moindre additif chimique, l’engrais se dégrade lentement et diffuse ses éléments sur une durée pouvant aller jusqu’à six mois, sans risque de surdosage.
Utilisable aussi bien en pot qu’en pleine terre, le fertilisant naturel de Fertilaine améliore la structure des sols tout en sécurisant la croissance des plantes sur le long terme. Collecte locale de la laine, transformation en granulés, vente aux jardiniers, rémunération directe des éleveurs, un nouveau cycle naturel qui voit s’enrichir, non l’industrie de l’agro-chimie, mais les sols de nos régions.
