Avant de devenir une maison de chocolat reconnue, Signouret est d’abord une histoire de trajectoire. Celle d’Anne‑Lise Signouret, longtemps en mouvement, qui a choisi un jour de revenir à l’essentiel : le travail de la matière, le goût juste, le temps long de l’artisanat.
Quand on est enfant et qu’on raffole du chocolat, il suffit parfois d’un tabouret pour atteindre la plaquette cachée dans l’étagère du haut. Pour Anne-Lise Signouret, le chemin s’est avéré sensiblement plus long. Elle a d’abord parcouru le monde, rencontré des pays, découvert des cultures, collectionné les expériences et les petits boulots en faisant du tourisme son activité professionnelle. Après quelques années à arpenter la planète, un jour, devant une tasse de thé, lui apparaît la vérité. Le besoin de faire quelque chose de ses mains retrouve son amour du chocolat, inspirée par ses souvenirs d’adolescente ou ses premiers pas dans les plantations de cacaoyer en Amérique du Sud.
À 29 ans, elle pose donc ses valises, s’inscrit à l’Institut de la Boulangerie et de la Pâtisserie de Rouen, décroche un CAP de chocolatière confiseuse, fait ses armes dans des laboratoires de Nice, Cannes, Aix-en-Provence et Lima, pour revenir aux sources du cacao et s’offrir un dernier voyage, avant de se poser à Gap, sa ville d’enfance. Ouverture, juste à temps pour la Saint Valentin 2014. Depuis, la maison Signouret a essaimé, à Grenoble, Marseille, Aix-en-Provence, à la faveur d’une équipe quasi familiale et d’un amour authentique du chocolat qui ne trompe pas.
