news s49 09/12/22

Édition du 09 décembre 2022

09.12.22, n°135

Apparemment, si vous nous lisez, c’est que la fée électricité, comme l’appelait Raoul Dufy, continue d’irriguer notre précieux réseau. La semaine prochaine, qui sait si nous n’en serons pas réduit·es à coucher notre sélection de la semaine sur papier, à la lueur barry-lyndonnienne de la chandelle ? Étrange comme ces choses que l’on avait toujours cru inépuisables et inextinguibles, le courant dans nos câbles, l’eau à nos robinets, la nature à nos portes, les animaux sur la planète, s’avèrent aujourd’hui fragiles. Faisons donc le plein de bougies, de cols roulés, espérons que la COP15 Montréal pour la biodiversité pilotée par la Chine accouche d’autre chose que d’une souris, et prenons conscience de nos fragilités sans paniquer. Les assumer, dit le philosophe, c’est en faire une force. En attendant, lisez vite la suite tant que vous avez encore un peu de batterie.

Samedi et dimanche, Pop-up de créateurs à Antibes : Ce week-end, le vieil Antibes, précisément au 23 rue des Palmiers, adresse du talentueux et dynamique collectif d’Atelier KLA, mérite plus que jamais le détour. Réuni·es pour l’occasion, les créations d’artisanat textile raisonné d’Héloïse pour Anticyclope, la maille vertueuse et pimpante de Chandamen mérinos d’Arles, les beaux cyanotypes et gyotaku de Jean-François pour Atelier 135, les pièces chaleureuses de Laine Rebelle, fraîchement installée à Cipières, au plus près d’une filière lainière qu’elle s’emploie à relancer, les jolis bijoux graphiques de Rafaëla pour Capiba, sans oublier le travail de la terre, savoir-faire de l’atelier hôte, avec les céramiques de Cucu aka Juliane, aperçue au WDA la semaine dernière, les jolies constructions de Clothilde Debain, le design inspiré de Fanny Male et les mini-sculptures  d’Alice Fougeret qu’on adore.

Mercredi 14, nouvelle enquête live de Mediavivant : Mediavivant, c’est cette expérience de presse que nous suivons avec intérêt, où les enquêtes se déroulent sur scène, avec les témoins, sans distance avec le public qui participe en direct à la fabrication de l’information. Prochain rendez-vous, une enquête sensible proposée par Jean-Baptiste Mouttet, directeur de la publication, dans une mise en scène de Nancy Robert, sur les personnes proches des victimes de la narcocriminalité, elles aussi victimes et trop souvent invisibilisé·es. Mercredi 14 à partir de 19h30, à La Fabulerie.

D’aujourd’hui à dimanche, Le Castel X Anti-Fashion à la CiotatSi La Ciotat affiche une étonnante créativité et une atmosphère où il fait bon vivre, c’est par une conjonction de personnalités entreprenantes au premier rang desquelles Camille Lhomme et sa Maison de Famille, collection d’adresses de charme qu’elle dirige depuis 2013 dans un élan familial et talentueux. Son loft ciotaden, le Castel, chapelle déconsacrée restaurée en 2015, accueille ce week-end le projet Anti_Fashion (né à Marseille et désormais roubaisien) pour 3 jours dédiés à l’upcycling. Atelier transformation de vos vieux vêtements en partenariat avec Le Bon Coin, déco second life avec Emmaüs France, création textile avec Atelier Regain, dont nous avons déjà eu l’occasion de vous parler ici, et 2Mai qu’on découvrira avec curiosité à l‘occasion, ou encore Les 3 Tricoteurs nordistes qui tricotent éthique et joyeux. Plus d’info très vite ici.

De Toulon à Hyères, un souffre d’art frais pour les fêtes :À découvrir dès aujourd’hui à l’Hôtel des Arts, centre d’art Toulon Méditerranée, Douze preuves d’amour, expo des 12 jeunes artistes sélectionné·es dans le cadre de la Bourse Révélation Emerige 2022, tandis qu’à l’ancien évêché s’ouvrent les solos shows de Cécile Guettier, lauréate du prix Villa Noailles aux mêmes Révélations Emerige et d’Emma Bruschi, artiste invitée de l’année par la Villa Noailles. En parallèle, ateliers, chorales et boutiques de Noël accessibles au public, avec création de monotype par Cécile Guettier, concerts de la Cigal’hyères et création de bouquets par Guillaume Lanier. Un week-end avant-coureur du festival Pitchouns édition 2022, dédié aux enfants du 16 au 23 décembre, à Hyères, villa Noailles et à l’annexe. Au programme, une nouvelle expo d’Emma Bruschi, une chasse au trésor artistique dans la ville, des ateliers jeune public d’archi d’intérieur, art visuel, mode, design, photo ou acrobatie, et ateliers en famille de tressage décoratif – toujours Emma Bruschi dont on ne se lasse décidément pas – ou réalisation de couronnes et déco végétale de Noël avec Mlle Colibri. Sans oublier, spectacles, concerts, trampoline et château gonflable. Grande fête d’inauguration, vendredi 16 à partir de 17h. Plus de détails par ici.

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Le Grand Coeur de la French Pique

De Chardin à Velasquez, on pensait la figure de la brodeuse installée dans un clair-obscur d’atelier intimiste et, pour tout dire, un peu ennuyeux. C’était avant Johanna Piettre. Virtuose du brodé main contemporain, la French Pique brandit l’aiguille comme d’autres la rapière pour bouter l’uniformisation hors de nos dressings et défendre sa passion du tricot, du crochet, de la tresse, de la broderie. Trait d’union entre son amour d’enfance pour la Pretty Brodery (titre de son livre aux éditions Mango) et ses coups de cœur de globe-trotter pour les cultures du monde, son label promeut, au fil de créations toujours piquantes, une vision écoféministe à haute énergie communicative, apte à nous redonner confiance en nous et en l’avenir de la planète. Ateliers broderie, événements publics et privés, Johanna s’étire, se contorsionne et se démultiplie pour nous rallier à la cause de ses motifs d’émotion. Pour la suivre, justement, c’est par là.

Crédit photo: © La French Pique _ Maxence Renard

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Le fromage fait concept

Un cran en avance sur la nouvelle génération de boutiques et e-shop prosélytes du Made in France, le concept-store Chez Laurette nous avait déjà séduit·es pour sa sélection avisée et tournoyante – bien que vouée au shopping le plus slow – de découvertes mode, accessoires, déco, bien-être, épicerie fine et bien plus encore, mais aussi pour son atmosphère chaleureuse de joyeux capharnaüm artisanal hexagonal et la belle énergie de sa fondatrice Laure Traverso. Un détail, seul, nous chagrinait. Une telle sélection, impeccable de qualité et composant un idéal essentiel du quotidien, se prêtait-elle vraiment au label de magasin conceptuel (en anglais dans le texte) ? La nouvelle, ô combien appréciée de ce côté-ci de l’écran, de l’ouverture de la Cave à Laurette, au sous-sol dudit magasin conceptuel, a fini de lever nos doutes existentiels. Petit chèvre du Rove, Mej’ à la lavande, chèvre frais à la figue, Comté affiné 30 mois, plus d’une soixantaine de fromages triés sur le volet par Laure et son acolyte Pauline sont venus réhausser le concept d’un fumet irrésistible et inventer un format aussi délicieusement inattendu qu’exclusivement français. Savourons donc le plaisir de parcourir ces nouveaux rayonnages de pépites fromagères, la cave à vin réunissant quelques quilles elles aussi exclusives, et l’extension de l’épicerie où, parmi les trouvailles de goût, on testera les créations tartinables de Timon et Sourrieu comme le balèti de la mer, les empégués à la menthe ou la tronche de pois chiche. Mieux que Made in France, fait à Marseille.

Crédit photo: © La Cave à  Laurette _ Mona Grid

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La beauté sera disruptive ou ne sera pas 

Le Français Alban Mayne et le Suédois Svante Holm n’auraient pas dépareillé à la tête d’une start-up à succès dans la tech. Ils ont plutôt choisi, pour changer le monde, de militer corps et âme pour une cosmétique propre. Frappés par l’impact environnemental du secteur, les deux associés ont conçu leur marque Beauty Disrupted comme un manifeste. Au-delà du discours, de solides produits de soins corporels et capillaires respectueux de l’environnement, un engagement zéro déchet et un soutien financier exemplaire, fondé sur le concept de profit utile, aux ONG qui œuvrent pour la protection de la planète. Une gamme 100% contemporaine, au design impeccable et aux textures sensuelles qui, entre Grasse et Stockholm, fait son chemin jusqu’à nos épidermes apaisés et nos consciences éveillées. Shampoing, après-shampoing, mousse à raser, savons corps et mains, leurs collections solides baptisées Ocean Magic, Amazonian Amour ou Alpine Glow sonnent comme la plus belle façon de faire corps avec l’environnement.

Crédit photo: © Beauty Disrupted

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Impressions de bonne humeur 

Élevées à Bastia dans les parfums d’encre et de papier, Félicia et Davina se sont un jour lancé un triple défi. Perpétuer l’héritage familial, ce dont elles s’acquittent avec talent. Défendre l’art de l’imprimerie, ce qu’elles font chaque jour en accomplissant la prouesse de réconcilier le papier et les réseaux sociaux, où elles comptent une communauté de quelque 100 000 fidèles, la belle ouvrage d’artisans imprimeurs et la sphère des auteurs, illustrateurs, graphistes et éditeurs, avec laquelle elles entretiennent une proximité créative. Enfin, et ce n’est pas rien, imprimer une direction féminine à leur noble et parfois dur métier. Autant le dire tout de suite, mission réussie. L’Indéprimeuse imprime sans déprimer, réalise un travail d’édition remarquable, travaille avec l’école du Centre Pompidou, le Musée de la vie romantique de la Ville de Paris, le Printemps Haussmann et signe des collab’ pleines d’esprit, qu’elles exposent dans leur galerie-boutique de Pigalle, à suivre en ligne et dont vous pouvez faire l’acquisition sur leur indispensable e-shop. Ce label sérieux qui ne se prend jamais au sérieux revendique comme couleur fétiche le rose magenta. Ça tombe bien, c’est la couleur que Pantone a choisi pour l’année 2023, date de sortie également du livre de l’Indéprimeuse aux éditions La Martinière. Si vous êtes à Paris, c’est 7, rue de Calais, sinon, c’est ici.

Crédit photo: © L’indéprimeuse _ je t’aime encadré 

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Des bijoux qui remixent le genre

Diplômée en 2015 (avec mention du jury) de l’École Supérieure d’Art et de Design de Marseille-Méditerranée, Sarah Bongiovanni aurait pu trouver sa place d’artiste peintre quelque part dans le marché de l’art et des galeries ou dans l’un des vibrionnants collectifs d’artistes qui essaiment dans toute la ville. Sa personnalité à part, pur produit de la planète Mars (même si elle est née à Carry-le-Rouet), et son goût pour l’histoire du bijou en ont décidé autrement. Inspirée par la diversité des époques et des cultures, elle remixe l’esprit des flamboyantes parures de princesse, des bijoux ethniques traditionnels berbères, peuls ou masaï avec l’énergie visuelle post Internet d’une créatrice contemporaine. Ses créations, notamment ses colliers spectaculaires, elle les compose comme elle aborde ses toiles, avec une attention primordiale aux couleurs et aux matières, souvent chinées et surcyclées, porteuses d’une authentique histoire. Ainsi, ces perles de troc en pâte de verre, de Venise ou de Bohème, utilisée au XIXe siècle comme monnaie d’échange en Afrique (connues sous le nom d’African trade beads), du Corail ancien de Méditerranée, des perles de culture d’eau douce, des perles de verre ou encore céramique émaillée du XIXe siècle. Dans son atelier boutique du 59, boulevard de la Libération à Marseille, on découvre également ses accessoires et foulards, qui laissent libre cours à sa pratique du dessin, mais aussi les travaux d’autres artistes et créateurs dans cet espace-galerie qu’elle co-dirige avec sa sœur, elle aussi artiste. Sa différence, la créatrice l’assume jusque dans ses packagings faits maison à partir d’anciens numéros de Charlie Hebdo. Experte du culture clash, Sarah convoque Godzilla en présentoir, pare les garçons de colliers ultra-bling, multiplie les collab’ photo qui déménagent et fabrique un univers hybride qui réjouit carrément l’air du temps. À shopper d’urgence, à suivre sur son compte Instagram ou celui de son atelier.

Crédit photo: © Sarah Bongiovanni

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Les vêtements qui font grandir

À Marseille, Clémence et Thomas n’ont pas seulement gardé leur âme d’enfants. Le binôme défend par-dessus tout la conviction que l’on ne s’épanouit pas dans l’uniformité mais bien en cultivant ses différences, ce qui se joue, on le sait bien, dès l’enfance. Leur vision s’est traduite en un passionnant projet de mode, baptisé Bleu Citron, qui ambitionne de transformer les objets du quotidien en véhicules de changement pour nos enfants et autant de manière de cultiver talents et personnalité en s’ouvrant au monde. Premier né de cette collection émancipatrice conçue en collaboration avec des psychomotriciens, le concept de vêtement à scratcher, dont les motifs se recomposent au gré des humeurs et de la fantaisie de l’enfant et qui favorise, avec ses collections d’écussons thématiques – géographie, géométrie, art, etc. – l’expression personnelle, l’éveil aux choses et le partage de connaissances sur un mode ludique. Le T-shirt coton bio est à 49€, la collection d’écussons à 29 €, également proposée sous la forme originale d’un abonnement pour compléter la collection. Faut-il préciser que toutes les créations de la marque, sweats, salopettes, accessoires et emballages, sont produits dans un esprit totalement écoresponsable. On s’y attache direct. À ne pas manquer, la jolie collection de Noël réalisée en collab’ avec Louise, la talentueuse illustratrice de Lavilleetlesnuages.

Crédit photo: © Bleu Citron

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Ceci n’est pas un flim sur le cyclismse

Très jeune, il prend la roue paternelle pour parcourir les routes de France, développant peu à peu un goût pour le cyclisme qui ne le quittera plus. Ce qui ne l’empêche pas, toutes les routes menant à Rome, de devenir champion du Monde de canoë de descente en 2002. Autant dire que la performance, pour Rémi Clermont, est une seconde nature. Qu’il transpose dans le business, en diplômé émérite d’une grande école de commerce, au fil d’une improbable success storynée en 2010 dans un petit bistrot de Châteauneuf-de-Grasse. Délocalisé sur le port de Nice, le Café du Cycliste a, à défaut de réinventer la roue, réussi l’équation parfaite : conjuguer l’intérêt croissant pour la pratique cycliste avec un projet mode et lifestyle talentueux. Lieu de rencontre tout entier dédié aux riders, point de départ de virées cyclistes sur les chemins azuréens, le CdC est surtout une marque dont la combinaison savamment dosée de design, de technique et de respect environnemental met en selle une allure absolument impeccable. Car, pour compléter la panoplie de ses performances, Rémi s’avère aussi styliste et met son talent à profit pour nous sauver du déguisement, selon ses propres termes (comme si l’effort ne suffisait pas). Saluons donc ses créations salvatrices griffées d’un poisson volant, son emblème. Ses collections textile, accessoires et depuis peu, de lunettes racées, pour le sport mais pas que, débordent naturellement sur un vestiaire outdoor de belle facture et qui va très bien dans le paysage. Nouveauté du moment, la collection capsule Sofia en édition limitée, réalisée en jersey de fibres recyclées, avec camouflage multicolore oxymorique et élément réfléchissant, est idéale sur toutes les routes et dans toutes les conditions, même de très faible luminosité. Pour être sûr·e d’être définitivement bien en vue.

Crédit photo: © Café du Cycliste

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L’anxiété du cadeau enfin vaincue

Les nuages de ballons gonflés à l’hélium qui se bousculent au plafond de leur atelier lui donnent un air inattendu de Silver Factory warholienne. Sans doute, parce que l’objet fétiche de la réjouissante plateforme digitale Mieux Que Des Fleurs vous promet 15 minutes au moins de gloire personnelle. Explication. Le cadeau est autant un geste qu’un instant important dans nos relations professionnelles ou privées. Comment éviter le bide, la banalité et les grands moments de solitude corrélatifs ? Auriane et Joseph, jeune couple d’entrepreneurs niçois, veillent au grain et dispensent sans compter leur inépuisable créativité. Dans leur hôte de Pères Noël 2.0, des Bam Box, qui dynamitent la tradition en mode Exploding Plastic Inevitable (encore Andy mais on ne vous en dit pas plus), des Box Ballons, d’où le message jaillit à l’ouverture, des Box surprise, qui réactualisent les délicieuses pochettes mystère d’autrefois, et surtout, des cadeaux à choisir parmi une sélection vertigineuse à boire et à manger, insolites ou coquins. Quelques idées ? Un coffret d’insectes pour l’apéro, un sextoy cornichon, un chien powerbank, une boîte à merde (idéale pour les ranger), un kit empreintes pour bébé, j’en passe et des meilleures. Si vous n’avez pas d’inspiration, les Cool Box thématiques (food, maison, bureau, jeux, enfant) feront le job. Une précieuse mine d’idées cadeaux imparables, à glisser d’un clic sous le sapin ou à la moindre occasion toute l’année, peuvent se personnaliser à l’envi et sont garantis pour ne jamais faner. Qui dit mieux ?

Crédit photo: © Mieux que des fleurs

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Un parcours d’Art Contemporain à Marseille

Depuis 2007, l’ensemble des structures qui représentent et font vivre l’art contemporain à Marseille se sont associées dans le réseau PAC, qui compte désormais pas moins de 74 structures. Autant dire que le programme de leurs expos et rendez-vous de fin d’année est aussi riche qu’alléchant. Il est à découvrir ici et à arpenter pour explorer la cité phocéenne dans toute sa diversité, des musées aux collectifs d’artistes en passant par les tiers lieux, les galeries et espaces associatifs. Soirée So Ruff So Tuff ce soir aux étonnants Ateliers Jeanne Barret avec notamment Jean-François Pauvros (que nous eûmes la chance d’accueillir au Dojo il y a quelques années), dont une partie des bénéfices sera reversée à la plateforme Just qui œuvre pour une meilleure justice sociale. À la librairie galerie Giselles Books, Don’t be gay : J.D.s (1985/1991), expo autour du fanzine queer punk activiste et radical J.D.s (Juvenile Delinquents), cofondé par l’écrivain et réalisateur Bruce LaBruce et l’illustratrice, musicienne et réalisatrice G.B. Jones à Toronto. Ou encore, Kharacter, la nouvelle expo de la très belle et active galerie La Traverse, fondée par la galeriste Catherine Bastide et dont la programmation ainsi que le lieu sont à suivre avec attention. Pour télécharger l’agenda complet, c’est par ici.

Crédit photo: © La Traverse

Et pour finir, notre bonus musical de la semaine, que nous a (indirectement) inspiré notre visite à Mougins (!), chant rituel du vodoun béninois mais qui fera très bien aussi au pied du sapin. Enjoy !