news s48 02/12/22

Édition du 02 décembre 2022

02.12.22, n°134

Hallelujah, Hosanna, le Christmas Mood est enfin là. Chaque année, il est de coutume d’attendre ce moment précieux où les soucis semblent soudain neutralisés par la perspective des FFA (du moins, pour les catégories de la population qui peuvent encore s’offrir ce luxe). Mais cette fois-ci, la trêve des confiseurs qui, depuis sa découverte à l’orée de la IIIe République, met d’accord traders à bretelles, parlementaires sous 49-3 et footballeurs bien fatigués, ressemble à la potion miracle qui garantit paix sociale, humeur légère, retour de l’amour perdu et existence du Père Noël. Ne boudons pas cet effacement volontaire de conscience et mettons-nous plutôt en quête des cadeaux que l’on glissera fièrement dans notre hotte si possible éthique.

Ce soir, Thomas Pourquery au Théâtre de Grasse : À propos de Supersonic, le supergroupe de Thomas de Pourquery, la presse évoque un phénomène musical, une énergie rock, un univers en perpétuelle expansion, une dimension sidérale où l’on croise free jazz, électro pop et funk psychédélique, Mingus, E.T. et Caetano Veloso. Bref, du pas banal. Pour en avoir le cœur net, précipitez-vous sur les dernières places du concert de ce soir à Grasse. Sans doute l’une des soirées les plus animales que l’on ait entendu dans la ville des parfums depuis longtemps. Vite, c’est ici que ça se passe.

Demain, Lives aux jardins, la nature fait salon à Nice : Samedi 3, le nouveau salon Livres aux jardins tourne sa première page au Palais de l’Agriculture sur la Promenade des Anglais à Nice. Parrainé par Jean Mus, architecte-paysagiste, l’événement réunit une sélection d’ouvrages autour du jardin et de la nature, des plus savants aux plus luxuriants, didactiques ou pédagogiques. Au programme, des conférences vivantes, projections, tables rondes, dédicaces, lectures et rencontres. Sans oublier, en expo, les aquarelles et épreuves d’artiste d’Alain Goudot, architecte-paysagiste, les dernières “céramiques de jardin” d’Anne-Marie Deloire, jardinière-céramiste, ou le jardin extraordinaire de Claude Antoniazzi, pépiniériste- collectionneur à Saint-Martin-du-Var. Le lendemain au Cinéma de Beaulieu, projection de documentaires et rencontre sur le thème de la biodiversité. Pour tout savoir, c’est ici.

Ce week-end, Marché de Noël des créateurs x Team French RivieraPour la 6e édition de son marché de Noël, la Team French Riviera soutient le travail de 25 ateliers de Nice et sa Région, tout spécialement choisis pour l’originalité et la qualité de leurs créations. Bijoux, mode et accessoires, céramique, déco, design, jouets… une belle sélection d’objets à découvrir et d’artisans indépendants à rencontrer, qui placent le made in France et leur savoir-faire au cœur. Samedi 3 (11h – 20h) et dimanche 4 (10h – 18h), à l’hôtel Aston La Scala, Nice. Pour tous les détails, c’est par là.

Du 2 au 11 décembre 2022, le Marché de Noël illumine Cassis : Pour la 27ème fois, le traditionnel marché de Noël vient redonner des couleurs au village de Cassis. On y retrouve avec plaisir des produits du cru et d’artisanat, un programme d’animations bon enfant où danses, musiques folkloriques et spectacles se succèdent. Et pour que la féérie des fêtes prenne toute sa dimension, les façades du port seront illuminées chaque soir par des projections vidéo de Noël produites pour la circonstance, où un fascinant ballet d’étoiles et d’animaux marins s’anime pour offrir un spectacle poétique sous le ciel de décembre. Le programme sur le site MyProvence.

Samedi 3 et dimanche 4, le monde merveilleux de Noël enchante Tarascon : Ce week-end, le centre-ville de Tarascon se métamorphose en espace magique pour toute la famille. Patinoire, parades, rencontres avec le Père Noël, tout est possible. Après avoir parcouru le marché de Noël, on peut s’extasier de la projection d’un vidéo-mapping, court métrage fait de lumières qui anime la façade de l’Hôtel-de-Ville. Clou du spectacle, le grand concert de Noël en avant-première, réunissant 40 choristes, accompagné·es de l’Orchestre des Deux Rives. Plus de détails juste ici

Samedi 3 et dimanche 4 décembre, Aubagne fête les santons : Si la Foire aux Santons de Marseille n’a pas assouvi votre passion pour la tradition santonnière, courez à Aubagne ce week-end. Au programme, parallèlement au marché aux santons qui dure jusqu’au 31 décembre, danses folkloriques, ateliers de peinture de santon, démonstration de modelage et initiation au métier de santonnier sans oublier, pour assouvir votre autre passion du chocolat, les fameux santons en chocolat, donc. Pour célébrer dignement notre patrimoine régional ainsi que la supériorité du santon de Provence sur le nain de jardin pavillonnaire, ne manquons pas ce rendez-vous à Aubagne.  

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Les jardins de l’ambassadeur

Mauro Colagreco vient de se voir confier par l’Unesco la mission d’Ambassadeur de bonne volonté pour la biodiversité. C’est la première fois qu’un chef accède à de telles fonctions. Et quelles fonctions ? Promouvoir les actions en faveur de la biodiversité de l’UNESCO qui, dès 1971, s’est engagée dans un programme visant à rétablir l’équilibre entre les humains et leur environnement, réunissant à ce jour 738 réserves de biosphère dans le monde, soit 1,3 million de km2 de zones protégées. Par-delà les 3 étoiles décrochées en 2019, son titre, la même année, de numéro un mondial au classement The World’s 50 Best Restaurants, sa certification Plastic Free qu’il est également le premier à obtenir en 2020 pour son restaurant Mirazur en même temps que l’étoile verte au Michelin, cette nomination consacre l’engagement du chef pour la terre. Une réalité concrétisée depuis 10 ans par son projet agricole de jardins en permaculture et biodynamie, lieux de production et de régénération des sols qui approvisionnent ses différents établissements du Sud mais aussi, espaces d’inspiration et de formation pour ses équipes, voire pour ses clients les plus fidèles. Pour en savoir plus, c’est par là.

Crédit photo: © Mauro Colagreco _ Matteo Carassale

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Dimanche, des vignerons siciliens, slovènes et français vous attendent au Dojo à Nice

En reprenant il y a une poignée d’années La Pêche à la Vigne, émérite bistrot à vins niçois (récemment doublé d’une épicerie fine), Simona et Leo étaient déjà plus que prêts à justifier son nom. De fait, ils ont si bien pêché, en Sicile, leur terre d’origine, en Slovénie, voisine de soleil et de vignobles naturels, et même en France, leur pays d’accueil, que leur second salon épicurien et joyeux s’annonce comme une grande fête de famille. Au programme, vins vivants, terroirs de caractère, vignerons en verve et quilles d’un autre monde à tester et s’offrir. Pour accompagner les dégustations, des assiettes soignées par Simona, des pâtisseries vivantes signées Mela Tuz, un mix bien envoyé de Tom La Griffe, DJ habitué de l’Hôtel Amour, un salon de micro-tatouage, une performance de live painting par la talentueuse Alice van de Walle, une expo photo et la projection d’un docu sur l’histoire du Marsala. Bref, on vous attend chez nous, au Dojo, pour trinquer à la vie et à la reconstruction de l’Europe par le raisin. Entrée 10 € incluant la dégustation. Pour toute question, même en slovène, c’est ici.

Crédit photo: © Aci Urbajs, Slovénie

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Ce week-end, visitez le Japon à Monaco

On peut certes défendre le Made in France et s’intéresser de près aux productions d’autres pays, même lointains, surtout quand ils nous font l’honneur de venir jusqu’à nous porter quelques-unes de leurs plus belles références. Organisé par Monaco Emu, ambassadeur du goût nippon pour la Principauté et le Sud de la France, ce micro-salon, qui japonise le Grimaldi Forum, brille par la qualité des marques réunies, avec garantie d’authenticité et d’exclusivité. Aux côtés des exposants – textile, déco, bijoux, produits traditionnels – des animations telles que cérémonie du thé, show autour du kimono ou performance théâtrale vous plongeront dans la fascinante atmosphère de l’archipel du Soleil Levant. Les 3 et 4 décembre, Grimaldi Forum Monaco. Plus d’informations ici.

Crédit photo: © Kirie Bijou

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Du Design, des Arts et des rencontres à Antibes 

Avec 32 exposants et collectifs, le Week-end du Design et des Arts revient, du 2 au 4 décembre, sous le commissariat éclairé de Béatrice Di Vita, nous entraîner dans un passionnant dialogue entre design et métiers d’art, ateliers d’ici et d’ailleurs, objets singuliers et talents étonnants. Sous l’égide d’Hervé Obligi, Maître d’art en marqueterie de pierre, dans les espaces d’Antipolis, palais des congrès d’Antibes-Juan-les-Pins, l’événement nous réserve son lot de belles découvertes et de rencontres inspirantes. Nous irons particulièrement visiter l’Atelier Evrard, ses bas-reliefs et céramiques murales au délicieux parfum vintage. Le collectif d’artistes réunies au sein de l’Atelier Materia à Marseille. Jérémy and Marie, jeune binôme de designers de Saint-Paul-de-Vence et, plus loin, leurs homologues hyérois de Piama Design, que l’on suit déjà avec intérêt. Virginie Brunet, ébéniste d’art qui explore les techniques ancestrales japonaises du Shou Sugi Ban (bois brûlé) et du Kintsugi (réparation à la feuille d’or). Les drôles d’objets en verre artisanal uruboros de Margot Berthon. Les délicates porcelaines d’Hélène Massot Salasca ou celles, organiques et vivantes, de Doris Happel, résidente de la dynamique Tuilerie Bossy à Gardanne. Sans oublier de saluer Ghislaine Garcin, dont le design invente le mariage inédit et chaleureux du feutre de laine et de la maille et qui partage son espace avec le solide mobilier de bois brut de Julie Le Moël pour Atelier Mermoz, les merveilleuses pièces en bois tourné de Yann Marot ou les vanneries qui dansent de Pierre Bosch. On attend votre sélection de coups de cœur. Christmas Mood oblige, nous avons pour vous des invitations gratuites qu’on se fera un plaisir de vous offrir. Abonnez-vous à notre compte insta, demandez votre invit en mp et on vous l’adresse avec nos compliments. Pour le reste, c’est directement ici.

Crédit photo: © Doris Happel et Piama Design

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Il était une fois 1932 à Juan-les-Pins

Si vous rêviez de savoir à quoi ressemblait la Côte d’Azur il y a 90 ans, lisez des livres d’histoire. Si vous souhaitez découvrir ce qu’elle vous réserve de bon aujourd’hui, faites donc un tour du côté du millésimé 1932 Hotel & Spa, nouvelle adresse estampillée M Gallery, dont le bâtiment aux lignes Art Déco attendait son heure pour retrouver ses esprits. Son parti-pris décoratif, qui joue sur les codes de cette époque où la lost generation inventa un nouveau mythe azuréen au Cap d’Antibes, mise sur le charme d’une adresse intime plus que sur la flamboyance fitzgéraldienne. Tant mieux. On s’y projette volontiers du haut de son rooftop (au sens figuré s’entend), où le regard embrasse Juan-les-Pins et le couchant vers l’Estérel, en quelques délicieux instants de détente contemplative. On y apprécie une cuisine méditerranéenne qui a la bonne idée d’assumer ses influences espagnoles, comme un léger parfum de pura vida, écho lointain à l’hédonisme en vogue quelques 9 décennies plus tôt. Pour faire le tour du propriétaire, c’est par là.

Crédit photo: © Antibes Hotel 1932

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Offrez-vous l’huile d’olive des chefs 

À l’origine, la start-up oléicole Dusud destinait ses collections d’huiles d’élite, élaborées sur la base d’un cahier des charges très strict, aux chefs étoilés et belles tables françaises. Production 100% française, à partir de variétés d’olives endémiques, AOP Provence ou Vallée des Baux, sélectionnées pour leurs qualités aromatiques et récoltées à la main par des producteurs partenaires, pressées à froid dans le respect des traditions provençales et des méthodes issues de l’agriculture biologique ou éco-responsable, riches en polyphénols et en anti-oxydants et présentant un taux d’acide oléique inférieur à 0,4. Après avoir été adoptés par de nombreuses tables de prestige, voici les précieux élixirs désormais disponibles aux fins gourmets en quantité limitée. Une collection de grands crus 100% made in Provence élaborée dans le respect du savoir-faire et des traditions artisanales, irréprochable de qualité, bio et responsable, produite en circuit court. Cette gamme d’excellence, composée de fruité vert (goût intense), de fruité mûr (goût subtil) et de fruité noir (goût à l’ancienne), offre une grande palette de saveurs à découvrir dans des bouteilles recyclables et réutilisables, ce qui ne gâte rien. Une belle idée cadeau en série limitée. À dénicher en ligne par ici.

Crédit photo: © DuSud

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En verre et contre tout

La Fermière est née en 1952. Ses recettes au bon goût de tradition familiale participent alors si bien à populariser le yaourt qu’elles se retrouvent au fil du temps sur les rayons des grandes surfaces partout en France. 50 ans plus tard, La Fermière naît une nouvelle fois, quand Jean-Jacques Terpinian, séduit par le profil de l’entreprise, qui n’a jamais sacrifié ses valeurs humaines ni trahi le terroir, décide de s’en porter acquéreur. Voilà pourquoi, dans les nouveaux pots en verre au design déposé de La Fermière ne se cachent pas seulement un yaourt, ferme et crémeux au bon lait des Alpes, un brassé au lait entier, crème et sucre de France sur lit de fruits en morceaux, caramel ou cœur de marron, un liégeois à la crème fouettée infusée à la vanille, une authentique mousse de grand-mère, un riz au lait au riz de Camargue cuit très lentement dans du bon lait des Alpes ou une crème aux œufs enfournée avec amour mais une histoire d’humanité qui mêle savoir-faire et engagement. Histoire qui s’écrit dans ses couloirs où se croisent des générations successives, dans les 35 exploitations agricoles dont La Fermière est partenaire, et dans la laiterie de Gap que l’entreprise a sauvée de la faillite en 2015, saisissant l’opportunité de produire en circuit court et ultra frais mais aussi la nécessité d’imaginer l’avenir de la filière laitière, menacée par la levée des quotas laitiers européens, la faible rentabilité des producteurs et la pénibilité de leur travail. Pour savourer le résultat de ce modèle de solidarité économique et humaine, rendez-vous dans une grande surface près de chez vous ou faites un tour sur le site de La Fermière.

Crédit photo: © La fermière

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Maternité durable

En 2016, à l’heure où la mode n’a pas encore totalement pris conscience de son impact sur l’environnement, Marie Aubert-Boyer a l’intuition d’un projet au doux parfum d’oxymore : vêtements de maternité durables. Il a suffi de 6 ans à Jolibump pour démontrer sa pertinence. Design, d’abord. Chaque pièce fait l’objet d’une recherche de forme qui emprunte parfois au vestiaire masculin, sélectionne toujours des matières irréprochables et redouble sans cesse d’ingéniosité pour offrir une allure impeccable à chaque phase de l’aventure maternelle. Philosophique, ensuite. Car Marie, dont la marque est née en même temps que son premier enfant, a bien conscience de devoir fournir plus qu’un vêtement à ses clientes. Rassurance, écoute, partage d’expérience. Sa marque intégrera donc le care dans sa composition éthique. La plus belle traduction de cette philosophie est à entendre au sens littéral sur le site de la marque où l’on se passionne pour sa série de podcasts très pro, dont certains réalisés par la philosophe Marie Robert, que l’on adore. La suite de l’aventure Jolibump, c’est l’ouverture récente de sa maison en plein centre de Marseille dont la porte, vous l’avez compris, est largement ouverte à toutes les belles rencontres. 24, rue Jules Moulet, Marseille 6e ou e-shop en ligne.

Crédit photo: © JOLIBUMP _ Louise Skadhauge

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La voix de la femme est révolution

Première rétrospective en France de Ghada Amer, artiste dont l’œuvre bouscule inlassablement patriarcat, colonialisme et stéréotypes, dans un dialogue fécond entre Orient et Occident.
Née au Caire, formée à la Villa Arson à Nice, installée à New York, Ghada Amer a finalement trouvé en Marseille, outre des réminiscences d’Alger, le souffle idoine à une rétrospective en trois actes, initiée par le Mucem et déployée au Frac et à la Vieille Charité. Aux côtés de ses œuvres brodées désormais célèbres, où elle retourne les clichés pornographiques, ose se mesurer aux maîtres, en se réappropriant le corps de la femme comme thème pictural, et invente avec la broderie une nouvelle façon de peindre défiant l’abstraction ­– qu’elle considère comme l’apanage de la masculinité ­–, on découvre la richesse et la profondeur d’une œuvre qui puise dans les techniques classiques, souvent artisanales, matière à un dialogue permanent où se croisent combat féministe et multi-culturalisme éclairé. Si la sculpture, qu’elle explore dans ses œuvres récentes, tout comme la céramique, s’avère moins explicite que ses toiles brodées, l’artiste n’a en rien édulcoré sa pensée, comme en témoigne le jardin qu’elle a réalisé au Mucem, une autre de ses pratiques artistiques, qui retourne un aphorisme misogyne issu de la culture populaire arabe en un puissant slogan féministe. Œuvre qu’elle n’a pu exposer en Arabie Saoudite et qui illustre son engagement intact. Pour tout savoir sur les expositions, c’est par ici, ou par là.

Crédit photo: © Ghada Amer Girls in White 2004_Ghada Amer

Et pour finir, notre bonus musical de la semaine qui vous donnera peut-être envie (ou pas) de vous précipiter au Théâtre de Grasse ce soir pour une soirée in outer space. Enjoy!