news s46 19/11/21

Édition du 19 novembre 2021

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19.11.21, N°90

« Quand j’entends le mot culture, je relâche le cran de sécurité de mon Browning. » disait un auteur germanique des années 30 dont la formule, on le sait, fit des ravages. D’autres encore, un 13 novembre de sinistre mémoire, diversifièrent les armes pour des raisons sans doute pas très éloignées et les dégâts que l’on connaît. Se rapprocher des lieux d’art et de culture, c’est éloigner la perspective de la barbarie destructrice, de l’humanité, certes, mais aussi de la planète qui la porte. Qu’on se le dise et qu’on se précipite en lisant notre sélection, en permaculture bien sûr, de la semaine. 

Salon de Provence : Depuis jeudi, le Salon Provence Prestige vous attend au Palais des congrès d’Arles. Artisans, fabricants, producteurs, 150 exposants à découvrir et un terroir à savourer.

Le Dojo vous invite : Dans le cadre du festival l’OVNi à Nice, retouvez-nous samedi au Dojo, 22 bis, boulevard Stalingrad. Vernissage de l’expo This is like art sometimes du collectif VHS (Very High Stuff), sélection vidéo de 15 artistes internationaux + 3 performances musicales expérimentales + DJ set. Venez !

Un trésor en Méditerranée : La marseillaise Sauvage, championne du recyclage lance une chasse au trésor. À gagner, un coffre de bijoux upcyclés (valeur 500 €), et 1 000 € à offrir à une ou plusieurs associations de dépollution. Inscrivez-vous vite et recevez vos indices dès lundi 22 novembre.

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Pour la Méditerranée, c’est La Semaine

En prélude du futur Forum des Mondes méditerranéens, voulu par notre Président de la République, place à la Semaine culturelle méditerranéenne. Tour à tour hommage et soutien aux artistes mais aussi passionnante découverte des scènes émergentes qui animent notre Méditerranée. Aux commandes, Julie Kretzschmar, directrice du festival Les Rencontres à l’échelle qui souffle à l’événement sa programmation riche de sens, poétique et politique, chargée d’histoire et source de bien commun.

Crédit photo: ©Mon ami n’est pas d’ici – Nada Harib

Je prends ma semaine

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À la Friche La Belle de Mai, tous les étages de l’art

Dans la Tour Panorama de la Friche Belle de Mai, l’art est à tous les étages. Au 3e, Mon ami n’est pas d’ici, l’expo photo proposée dans le cadre des Rencontres à l’échelle. Au 4e, Le Dernier Cri, éditeur sérigraphe résident de la Friche présente DC Narok, sélection d’œuvres d’une cinquantaine d’artistes internationaux sur le thème des Enfers bouddhistes, et une nouvelle proposition du Centre Wallonie-Bruxelles qui réunit les œuvres de onze plasticien·ne·s mettant en évidence l’instabilité du corps humain. Terminus 5e étage, avec des installations présentées par le festival les Instants Vidéo sur l’expérience du passage. Enfin, à la Salle des Machines, l’expo Bleu Blanc Rouge de Florence Lloret et Arnaud Théval, regard politique sur la condition scolaire.

Crédit photo: © Mon ami n’est pas d’ici – Seif Kousmate

Xj4kbodVQEO3N8UhrEGJZg-Sudnly-newsletter-O Mar é a nossa terra_1 © José Pedro Alvarez

À Nice, les écrans voient arriver l’OVNi

OVNi est de retour à Nice. Objet bizarre et inclassable, il revient, cette année encore, promouvoir l’art vidéo et mettre à l’écran des artistes vidéastes émergents. Au programme deux parcours, dans la ville, du 20 novembre au 5 décembre, ou dans des chambres d’hôtel du 3 au 5 décembre, et en particulier au WindsoR, initiateur du festival. Pour cette 7ème édition, près de 25 hôtels, musées et autres établissements niçois servent de piste d’atterrissage. Samedi, on vous attend chez nous, au Dojo, 22 bis, boulevard Stalingrad, pour le vernissage de l’expo This is like art sometimes du collectif VHS (Very High Stuff), qui présente une sélection d’œuvres de 15 artistes internationaux, suivi de trois performances musicales expérimentales, conclues par un DJ set de Logo My Ogo. Entrée gratuite, évidemment.

Crédit photo: © O Mar é a nossa terra, Forum d’Urbanisme et d’Architecture, Vernissage à 18h au 109, © José Pedro Alvarez.

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À Monaco, une décennie d’acquisitions au Nouveau Musée

Si le tremblement évoque la peur, la destruction, le doute ou la maladie, pour Édouard Glissant, il est un moteur, qui « nous unit dans l’absolue diversité, en un tourbillon de rencontres ». En référence à l’auteur du Tout Monde et de La Poétique de la relation, l’expo Tremblements dévoile les œuvres acquises par le NMNM sous la direction de Marie-Claude Beaud, de 2009 à 2021. Un regard forcément personnel mais qui en dit long sur nos sociétés globalisées, de l’installation Alien de l’artiste sud-africaine Candice Breitz, entrée dans les collections en 2010, au film The White Album de l’Américain Arthur Jafa, acquis en 2021. À partir de mercredi 24 novembre.

Xj4kbodVQEO3N8UhrEGJZg-Sudnly---newsletter---Ugo-Schiavi-©-Vincent-Ferrane

Ugo Schiavi fait bouger les vestiges au Musée Reattu

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Lavoisier, inspiré du philosophe grec Anaxagore, aurait ainsi pu qualifier le travail d’Ugo Schiavi. En archéologue du futur, il détourne les objets du monde actuel, les fragilise, les réduisant à l’état de fragment, proche de l’esthétique des ruines. Entre sauvegarde et vandalisme, il cultive cette dualité qui produit ses vestiges contemporains, échos à la mémoire des villes et espaces qu’il investit. Baptisée Gargareôn, la gargouille, cette expo a été pensée pour la ville d’Arles, en dialogue avec le genius loci (ou l’esprit des lieux si vous avez perdu votre latin). En tout, une vingtaine d’œuvres, avec pour fil rouge le Rhône, où nature et culture s’entremêlent perpétuellement. À voir jusqu’en mai au Musée Reattu.

Crédit photo: © Ugo Shiavi, 2021 © François Deladerrière, 2021 / Ugo Schiavi © Vincent Ferrane.

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Isa Melsheimer, architectures sensibles au MAMAC

Terreau fertile une fois de plus à la réflexion sur notre environnement, l’exposition Compost de Isa Melsheimer s’ouvre aujourd’hui au MAMAC. Dans un mix de matières et techniques, l’artiste imbrique le végétal dans la peinture, la broderie, la sculpture pour créer un monde hypothétique, illustrant sa vision de l’avenir de la Riviera qui l’accueille. Elle détourne pour cela l’un de ses plus beaux emblèmes, le palmier, s’interrogeant sur le futur incertain de l’arbre, menacé par le charançon rouge. Avec poésie, elle imagine en guise de substitut un paysage métamorphique, en créant des céramiques à la

Crédit photo: © Isa MELSHEIMER, Metamorphosis (Jacques Couëlle) II, 2021. Céramique émaillée / Ceramic, glaze, 42 x 110 x 52 cm. Collection de l’artiste / Artist’s collection.

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Retour vers le futur à La Fondation Vasarely

La Fondation Vasarely présente la seconde phase de l’expo 50 ans de futur qui défend la conviction que L’art sera trésor commun ou ne sera pas. Une exposition fidèle à l’esprit du maître de l’Op Art Victor Vasarely, qui revient sur la genèse du Centre architectonique d’Aix-en-Provence, qu’il fit construire en 1976. Documents d’archives, œuvres originales, textes et photographies, tout le cheminement de pensée de l’artiste, ses inspirations, ses motivations sont exposé·e·s. Dont la première, réintégrer le Beau et la couleur dans la cité pour raviver les villes grises d’après-guerre. À méditer jusqu’au 28 mai.

Crédit photo: © Orion noir – 1968 -Victor Vasarely – © Adagp Paris 2021© Anne Fourès.

Et pour finir, notre bonus musical de la semainehommage à Marcus Garvey, le prophète rastafari, qui prédisait lui aussi un monde meilleur (continuons de l’attendre en dodelinant nonchalamment). Enjoy.