news s36 09/09/22

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PETITE MILA

09.09.22, n°124

La semaine passée, nous avouions sans ambages notre difficulté à rentrer. Cette semaine, puisqu’il le faut bien quand même quoi qu’il en coûte, nous avons cherché à l’adoucir, cette rentrée à forte charge mentale. On ne vous parlera donc pas de jets privés, du fantôme de Margaret Thatcher, d’Amazonie ou de la fin de l’abondance, mais plutôt d’huiles émotionnelles, de sommeil réparateur de beauté, de tatami à chausser, de comfort foodnapolitaine et de week-end balnéaire pour se réconcilier avec la Méditerranée. Choisissez votre programme et n’oubliez pas l’adoucisseur.

France Design Week : Du 7 au 28 septembre, suivez le grand parcours de France Design Week, qui met en lumière tous les domaines du design à travers ses créateurs partout en France. Parmi les événements qui valent le détour dans le Sud, l’exposition “Matières”, à voir dès maintenant à la Halle Tropisme à Montpellier, où une quinzaine de designer·euse·s présenteront leur processus créatif. Le 8 à Toulouse, “Terre d’empreinte” questionne les frontières entre artisanat et design par le biais d’un workshop céramique dans les ateliers de l’Agence AB2 Architecture. Ne manquez pas “L’objet d’une rencontre”, du 15 septembre au 31 décembre au Musée d’Histoire de Marseille, l’exposition d’œuvres réalisées à 4 mains, par des binômes designer/artisan, sur le thème de la transmission culturelle, du métissage des pratiques et des savoir-faire, sous l’angle de l’influence esthétique et des usages. L’installation multisensorielle “40 recettes de pulpe” réalisée par l’atelier Jérémy and Marie de Saint-Paul de Vence en collaboration avec Solange Battarra @upcharafi, au Musée d’Histoire de Marseille est à voir à partir du 16. “Qué fa ? Entreprendre en tant que Designer !”, le 23 à Cagnes-sur-Mer, est un évènement sous la forme d’un livre blanc qui donne conseils et solutions concrètes aux business artists. Enfin, le 24 septembre à Salernes, initiez-vous à la construction en terre crue au côté de Banco !, Permabita/EcoBatissonS, MAGMA et Terra Rossa Maison de la Céramique.

Jacques a Dit vivez !Du 14 au 18 septembre, le festival Jacques a Dit, organisé par le Forum Jacques Prévert revient avec quatre spectacles vivants, dans sept villes et villages partenaires du Moyen-Pays, et à Carros le week-end, pour faire découvrir aux petits et grands les arts de la parole.

Festival d’exploration : Du 14 au 18 septembre, Lumexplore, la plus ancienne salle de projection au monde à La Ciotat accueille le Festival du Film d’Exploration Science et Environnement, pour récompenser les meilleurs films, livres et BD autour de l’exploration, incluant une série de conférences et 5 expositions. Un bel hommage aux figures tutélaires de La société des explorateurs français, fondée en 1937 par des passionnés qui ont marqué leur époque, comme Alexandra David Néel, Henri De Monfreid, Louis Audouin-Dubreuil, ou Jacques-Yves Cousteau et qui regroupe aujourd’hui 250 scientifiques, écrivains voyageurs, journalistes, réalisateurs, diplomates et autres aventuriers.

HB La Friche ! : Pour ses 30 ans, La Friche convie résident·e·s, artistes et visiteur.euse.s pour une journée de fête gratuite, samedi de 14 h à minuit. Au programme, “Le Grand Capharnaüm”, une exposition collective plus aléatoire que rétrospective qui passe en revue l’histoire, les projets les plus fous et les moments marquants de cette entité culturelle marseillaise unique. Toute la journée, concerts, visites d’ateliers et du site, performances, lectures, films, et autres surprises. Le soir, danses de salon (si, si) avec Le Bal Des Générations, Slamez Musettes !, Transes Gnaouies avec Zar Electrik, et Dj Set avec Aïda Salander.

We love Green chez Luma Arles : Le plus green des festivals revient chez Luma Arles le samedi 17 septembre au Parc des Ateliers. À la fraîche au bord de l’étang, les pieds dans l’herbe, ou dans la cathédrale industrielle « La Grande Halle », dansez au son d’artistes rap, pop ou électro : Gazo, Redcar (anciennement Christine and the Queens) qui présentera son nouveau show « Redcar, les adorables étoiles », et autres talents. Réservez vite ici, ou ici avec le Pass culture.

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Marcher zen en zoris Inoca

À Nanki Shirahama, il semble que le temps s’écoule avec une lenteur toute méditative. Dans cette bourgade de la préfecture de Wakayama, au sud-est du Japon, on vit au rythme de la nature, où chaque saison compose de délicieuses estampes vivantes à contempler. C’est ici qu’Inoca a vu le jour. Inspiré par cette marche du temps si particulière, le label artisanal travaille l’igusa, variété de jonc qui pousse à foison alentour et dont le tressage minutieux sert à confectionner les solides tatamis et les traditionnelles zoris. Des sandales que l’on s’abstiendra bien sûr de nommer tongs et que l’on pourra porter avec chaussettes sans craindre les foudres de quelque fashion police. Pour les adopter, nul besoin de long courrier par-delà les océans mais d’une visite dans le mouchoir de poche 100% nippon nommé Sakura (référence aux cerisiers japonais en fleurs) niché sur le rocher monégasque et qui accueille un pop-up Inoca jusqu’à la fin septembre. Un plaisir intemporel à s’offrir et qui mérite bien que l’on se hâte tout de même un petit peu.

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D’un trait de roll-on, relier le corps et l’esprit

Désert de Sonora, Arizona. Plus exactement à Sedona, petite ville de la Verde Valley connue pour son décor spectaculaire, où le grès rouge orangé des montagnes tranche sur la verdure environnante, sa communauté cosmopolite d’artistes et d’adeptes d’un lifestyle new age. C’est là que débarque, ce jour de 2013, l’aixoise Caroline Quesnel, curieuse de découvrir le vortex énergétique qui fait aussi la réputation des lieux. Energie vitale, reconnexion du corps et de l’esprit, retour aux principes essentiels de la nature, le road trip étatsunien se métamorphose alors en prise de conscience et donne naissance à Petite Mila, jeune pousse qui, au fil des années, grandit en sagesse, pour notre plus grand bien-être. Car elle détient le secret un peu magique des huiles essentielles, capables de parler à nos émotions par l’odorat. Lâcher prise, Réconfort, Méditation ne sont pas des mantras de gourous en goguette mais une gamme de roll-ons dont quelques gouttes, déposées au creux des poignets, génèrent une réaction émotionnelle positive. Glissées dans un pochon de coton (éco-responsable évidemment), accompagnées de leur petite pierre qui renvoie aux rituels amérindiens ancestraux, les créations de la marque, désormais enrichies d’une brume d’intérieur baptisée Maison du bonheur, sont de précieuses alliées pour décharger le stress et retrouver tout naturellement notre équilibre de vie.

Crédit photo: © Petite Mila, photo Sarah Mangeret

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Se coucher tôt pour être belle

La Belle au Bois Dormant était Belle parce qu’elle Dormait. C’est la conclusion (qui n’appartient qu’à nous) à laquelle nous conduit Anasthasia François qui a imaginé, mieux qu’un conte de fées, la première marque de beauté par le sommeil. Car, oui, c’est la nuit que la peau s’oxygène, que les cellules se régénèrent et que le manque de sommeil nous vieillit prématurément (aïe). Plus qu’une marque, Sleeping Club est une philosophie (que n’aurait pas reniée Albert Cossery) doublée de solutions cosmétiques inédites. D’abord, une taie de beauté en pure soie de mûrier (et 4 coloris obtenus par teinture végétale), dont on apprend qu’elle concentre pas moins de 18 acides aminés qui font le job (hydratation, anti-âge, thermorégulation, anti-bactérien et anti-nœuds dans les cheveux) pendant qu’on se repose. Ensuite, une brume d’oreiller beauté riche d’une composition naturelle (aloé véra, hamamélis, protéine de soie et autres extraits de lavande) dont le parfum apaisant aux subtiles notes de patchouli vous plonge tout en douceur dans les bras de Morphée. Cette nouvelle routine de soi(e) ne fera pas de vous une madone des sleepings mais vous trouvera fraîche comme l’Aurore au réveil.

Crédit photo: © Oros Design – Emmanuelle Roule

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Préférer les anxiolytiques napolitains

Dans cette nouvelle ambassade niçoise de l’inépuisable art de vivre italien, on n’invoque pas (comme ici, à Marseille ou Monaco ou encore , à Aix), la figure nourricière et rassurante de la Mamma mais plutôt la solide roche magmatique Piperno, dont on faisait autrefois les palais napolitains et dont on se gardera bien de demander un supplément sur sa pizza en pensant trouver du pepperoni. Bref, la nourriture confortable étant plus que jamais de saison, allons donc découvrir ce Piperno-là, sis sur le cours Saleya à Nice, dont les efforts récents pour s’émanciper du touristrodrome (nommés La Cave du Cours, Babel Babel, Le Café des Amis, voire Carmela) nous font garder espoir en la capacité de l’homme à faire refleurir des espaces réputés désertés.

P3QSY5c4TYaeXK42hC4eDg-Sudnly-Newsletter-Cassis-le bel été indien

Se renvoyer aux calanques (pas grecques)

La densité humaine au mètre carré et les températures ambiantes étant simultanément redevenues vivables de ce côté-ci de l’antique littoral phocéen, vous allez enfin pouvoir profiter de Cassis, ses calanques, ses adresses gastronomiques, confidentielles ou luxueuses, ses vendanges étoilées et son inimitable atmosphère de charme méditerranéen. Un week-end à ne pas renvoyer aux calendes grecques mais à organiser séance tenante en profitant d’un bonus sympathique d’une 3e nuit offerte par l’Office de Tourisme.

Je suis le guide

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Remettre le couvert à Mougins

Vouant fidélité à la mémoire du grand Roger Vergé qui, de son Moulin, donna ses lettres de noblesse culinaire au village, Mougins rallume ses Étoiles et accueille une nouvelle édition de son joyeux festival gastronomique, les 17 et 18 septembre. Masterclasses, dégustations, ateliers, concours, le programme est particulièrement gourmand comme pour faire oublier sa mise en pause forcée des années passées, C19 oblige. Signe (à contre-courant) des temps, c’est à Jacques Maximin qu’échoit le rôle d’invité d’honneur. Pas un télé-chef, encore moins le dernier des tik-toqués mais une personnalité hors norme, légende pour beaucoup, suivi par des générations de chefs qui lui vouent à juste titre respect et admiration.

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Ne plus mégoter sur l’environnement

Vous aimez courir ? C’est une bien saine activité qui fait travailler tout le corps, à l’exception notable des bras qui, s’ils servent çà et là de support à votre appli de quantified self ou de streaming audio, sont dans l’effort relativement laissés pour compte. Voilà encore un défaut auquel les Suédois, jamais avares de solutions pour une vie plus belle et naturelle, ont trouvé une réponse avec le plogging. Ce mot valise, qui associe jogging et plocka upp – expression qui signifie ramasser dans la langue d’Ingmar Bergman –, désigne donc l’activité qui consiste à courir en ramassant, quoi ?, les déchets bien sûr. À défaut de cueillir les 7 fleurs de Midsommar comme au solstice d’un été scandinave, on concentrera la force de ses bras sur les mégots, papiers gras, emballages et détritus dont la quantité collectée constituera un record plus honorable encore que le temps effectué sur la distance. Le littoral azuréen se réjouit de voir grossir les rangs du dynamique collectif NicePlogging et ses bénévoles qui, depuis 5 ans déjà, s’emploient à nettoyer plages et quartiers, désormais labellisés Unesco. Maintenant, vous savez quoi faire de vos bras.

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Réécrire le monde

Comment penser le monde dans sa confusion actuelle ? Pour sa 21e édition, actoral, festival international des arts et écritures contemporaines à Marseille, nous invite à prendre le temps, un mois très exactement. Le temps de suivre les artistes et leur regard, au fil d’une ambitieuse programmation qui croise théâtre, danse, arts visuels, performances, musique, cinéma et littérature, à travers une vingtaine de lieux réunis. Derrière les écritures singulières qu’il met en scène se cachent – qui sait – des idées pour réécrire le monde. Du 9 septembre au 9 octobre.

Crédit photo: © Cherish Menzo et Camilo Meija Cortés, DARKMATTER, photo Bas de Brouwer.

P3QSY5c4TYaeXK42hC4eDg-Newsletter-Sudnly-Musée de la Mine du Cap Garonne au Pradet.

Se cultiver 40 mètres sous terre

Si vous ne connaissez pas la Mine du Cap Garonne au Pradet, les 26 et 27 septembre prochains vous offrent une occasion en or de découvrir ce site remarquable qui figure au nombre des plus intéressants espaces minéralogiques au monde. Transformé en théâtre éphémère pour accueillir Job ou l’errance du juste, adaptation pour le théâtre par Serge Sarkissian de la parabole biblique, le lieu résonnera de la voix post mortem de Michaël Lonsdale, effet sépulcral garanti. Tout au long de l’année, la Mine se visite et organise nombre d’expositions et événements à suivre et qui démontrent bien toute la profondeur de la culture dans notre belle région.

Et pour finir, notre bonus musical, qui, actualité oblige, rend un hommage aussi peu orthodoxe que piquant à la défunte souveraine.